April 4th, 2017: Pre-shot routine…

Hi Guys. It looks like a lot of you were very interested in the pre-shot routine theme… I’ve had quite a few texts, emails and forum messages asking about my pre-shot routine after I talked about it in a previous post. I am definitely not an expert, but I’ve tried my best to figure out what would work best for me and will try to help you find out what would help you guys.

Bonsoir à tous. Il semblerait que beaucoup d’entre vous s’interrogent et s’intéressent à la routine de pré-tir. J’ai reçu plusieurs SMS, emails et messages forum à ce sujet après mon dernier post, hier sur le blog. Malheureusement, je ne suis pas un expert, mais j’ai tenté de trouver ce qui fonctionnerait le mieux dans mon cas, et j’aimerais vous aider afin que vous trouviez vos propres outils également.

When I was younger, I used to play quite a lot of rugby and loved the fighting spirit you can find in this great sport. I loved the feeling of pressure you have when you are about to put your boots on for a Sunday game. I loved the smell and ambiance of rugby locker rooms when the game is about to kick off. I loved the pressure on my shoulder when I was about to kick a conversion or a penalty. When injuries pulled me out of the pitches, I had to find another sport where I would be able to find some of these feelings…

Dans ma jeunesse, j’ai fait beaucoup de rugby, et, pendant cette vingtaine d’année de rugbyman, j’ai adoré ce fighting spirit et cet esprit de compétition saine que l’on retrouve sur les terrains dominicaux. Je vivais au rythme de cette adrénaline que je retrouvais en enfilant les crampons le dimanche matin, de ces odeurs et ambiances de vestiaires d’avant match. J’adorais cette pression inhumaine que ressentait le buteur que j’étais lorsqu’il fallait passer la transformation ou la pénalité de la gagne. Malheureusement, les blessures répétées m’ont éloigné des terrains, et j’ai dû trouver un palliatif afin de sentir à nouveau ces sensations de stress constructeur que j’aimais : le ball trap.

The point of writing about my past as a rugby player is that I love the competition adrenaline. I love it because I’ve learnt to master and control this inside pressure. When thinking about sporting clays, you would feel this pressure when:
– you are about to start a competition ;
– you are about to run a station ;
– you are about to run a layout ;
– you are about to win your class ;
– you are about to get onto a podium ;
– you are about to win a shoot ;
– you are about to get an award (selection, money…) ;
– there are some outside elements that put more pressure on you (family, friends, competitors, rivals…).

La raison de ces quelques lignes sur mon passé sportif de rugbyman est de vous faire comprendre que nous ressentons tous cette adrénaline. J’aime cette adrénaline parce que j’ai appris au cours des années à la dompter, à la maitriser, à la contrôler. Cette adrénaline, cette pression peut apparaitre dans notre sport à différents moments ou pour différentes raisons :
– à l’entame d’une compétition ;
– lorsqu’on arrive au plein en fin de poste ;
– lorsqu’on arrive au plein en fin de parcours ;
– lorsqu’on sait qu’on est sur la gagne dans sa catégorie ;
– lorsqu’on sait qu’on est sur un score pour un podium ;
– lorsqu’on sait qu’on est sur la gagne au scratch ;
– lorsqu’on sait qu’on a la carotte au bout (sélection, argent, dotation fusil…)
– si un élément extérieur amène un surplus de stress et de pression (présence d’un membre de la famille, d’un ami, d’un concurrent ou rival…).

There are so many reasons that would put a extra load of pressure on your shoulders and will not let you shoot your best way. Basically, using a pre shot routine will not allow you to think about anything else than the targets you are going to shoot within the next minute or so. You want to occupy your mind with positive thoughts that will bring as much confidence as possible and will not give any room to negative thoughts.

Il y a une multitude de raison qui peuvent ainsi apporter ce surplus de pression sur nos épaules qui nous empêche de dérouler nos gammes. Ainsi, utiliser une routine de pré-tir permettra notamment d’assimiler une multitude de données que notre subconscient utilisera ensuite pendant le tir, mais également empêchera notre esprit de penser à autre chose que les plateaux que nous devons casser dans la minute qui suit. L’idée est clairement de submerger notre esprit avec une multitude d’informations pour ne laisser aucune place à des idées parasites.

Each shooter has his/her own pre shot routine. From a couple of seconds to almost a minute, the pre shot routine depends on the ability of each shooter to get into his bubble: the zone. None of us has the mental and physical ability to fully focus throughout the whole shoot. That is the reason you see most of the top shooters are able to talk, discuss, joke, play on their phone… between stations. They release their focus when they don’t need to be in their zone. But once they’re about to walk into the station, their pre shot routine starts and brings their focus to a pick when they shoot.

Chaque tireur doit construire sa propre routine. Il n’y a malheureusement pas de routine universelle, ce serait trop beau. De quelques seconde à près d’une minute, la routine de pré-tir dépend de la capacité du tireur à rentrer dans une concentration extrême, à “rentrer dans sa bulle”. Aucun de nous n’a la capacité à rester concentré sur une compétition complète, c’est pour cette raison que vous remarquerez que les grands tireurs parlent, discutent, rigolent, chambrent ou pianotent sur leur téléphone entre les postes. Ils relâchent leur attention lorsque c’est possible afin de partir sur une pointe de concentration au moment des tirs : leur routine démarre lorsqu’ils posent le pied dans le poste et s’exacerbe au moment du tir.

Most of the messages I received were about my own pre shot routine. I’m gonna detail it for you, but you have to know that each of us shooter should have a personal routine. It depends on your current ability to get into your zone.

La plupart des messages reçus demandent des détails de ma propre routine. Elle est personnelle et ne marchera pas pour tous, voire pour peu d’entre vous, mais en voilà les détails. Il vous faudra ainsi trouver votre propre routine, et la faire évoluer au cours du temps et des expériences vécues.

My pre-shot routine in details:
– I watch the targets a first time to see the target lines and check where the targets touch the ground to evaluate the distance ;
– I watch and follow the targets a second time with my left thumb to build what I call my blue print (it might be my architect background…): I locate hard focus point and break point, then find my hold point ;
– At that moment, I am very careful about the target line angle and direction at the break point: I need to feed my brain with as much data as possible ;
– I put my shells into my Krieghoff K80 Parcours gun and might even adjust them very straight if I feel there is more pressure than usually ;
– Before closing my gun, I visualise the target lines at real speed in my head and visualise the breaks: it seems it smokes!
– I eventually close my gun and call “Pull” ;
– I then repeat the 3 last phases before each target or pair.

Ma routine de pré-tir par phases :
– j’observe les plateaux une première fois afin d’appréhender les trajectoires et notent les points de chute de ces plateaux afin d’évaluer les distances ;
– j’observe les plateaux une seconde fois, en suivant avec mon pouce gauche, afin de construire mes plans (à la manière d’un architecte que je suis…) : je place le point d’accroche visuelle et le point de casse et en déduit le point d’insertion du fusil ;
– à ce moment, je porte une attention très particulière à la trajectoire (angle et direction) au point de casse : l’idée est toujours de nourrir mon esprit d’un maximum de données ;
– je mets mes cartouches dans mon Krieghoff Parcours et parfois, je m’efforcerai de les aligner parfaitement si une pression particulière est présente : ça me permettra de me calmer et de faire descendre l’adrénaline ;
– avant de fermer mon fusil, je visualise dans ma tête la trajectoire du ou des plateaux à tirer et fais virtuellement fumer ces plateaux ;
– je ferme alors mon fusil et appelle : “Pull!” ;
– puis je répète les 3 dernières étapes avant chaque plateau ou doublé.

This pre shot routine is my own routine. It’s pretty long, might be overwhelming and sucks a lot of mental energy, but it looks like it works for me. It might not work for some of you but it is definitely worth the try. I have helped out some buddies and it seems they are happy with what they have put in place and their results have improved… Good luck with that, but my opinion is that you can’t leave the mental game aside and only focus on your technical game. That will not be sufficient once you reach a good level!

Une nouvelle fois, cette routine m’est propre. Elle est assez conséquente, peut-être un peu flippante pour certains d’entre vous, et demande énormément d’énergie mentale pour être mise en place sur chaque plateau ou doublé. Elle ne marchera peut-être pas du tout pour vous, mais elle vaut sans doute le coup d’être testée. J’ai eu la chance de pouvoir aider certains amis, qui l’ont ensuite adaptée à leurs besoins, et ils ont l’air satisfaits de la progression de leurs résultats. Bonne chance dans cette recherche personnelle, mais s’il est une certitude, c’est qu’il est impossible de laisser de côté l’aspect mental de notre sport pour arriver à un certain niveau !

 

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